
Nombreuses sont les femmes béninoises qui continuent de végéter dans la précarité ou encore dans la pauvreté. Pour l’Organisation Non Gouvernementale Grâce Eternelle que préside Mme Julienne AGUIAH NUTSUGAN, ce fléau qui rend vulnérable une bonne partie de la couche féminine trouve tout son poids dans l’ignorance, le manque de sensibilisation et de formation dont elles sont victimes. Face à cette situation lamentable, Grâce Eternelle a mis en place des mécanismes pouvant aider cette catégorie de femmes à mieux prendre leur destin en main.
Par Dieudonné AWELE
« Une femme sans éducation sociale, sans formation professionnelle, sans aucune activité génératrice s’expose à la précarité ». En tout cas, pour Julienne AGUIAH NUTSUGAN, la bataille est engagée, depuis des années, pour restaurer la dignité de la femme. Une mission qu’elle s’est assignée en concert avec d’autres femmes leaders à travers son ONG Grâce Eternelle. C’est ainsi que depuis plus d’une décennie, l’association à but non lucratif passe de quartier en quartier, de village en village, pour sensibiliser les femmes en situation vulnérable. Elle les regroupe par zone et leur inculque les méthodes et les règles pouvant leur permettre d’atteindre le développement personnel. « Notre objectif est clair : amener les femmes plongées dans la léthargie de l’ignorance à se réveiller, à quitter l’étape de la précarité vers une vie meilleure. En résumé, nous organisons des séances de sensibilisation et d’information sur comment chercher l’argent et comment l’économiser. Et pour trouver l’argent, il faut travailler.

À cet effet, nous organisations des formations professionnelles telles que : l’élevage de volailles, de porcs, de ovins, la transformation des produits agricoles, la production d’aliments pour les animaux, etc. Nous aidons également les enfants issus des familles modestes ou orphelins, notamment les fillettes et les jeunes filles ayant abandonné l’école, à se faire former en couture, coiffure et en informatique », a confié Julienne AGUIAH NUTSUGAN avant d’ajouter : « Les autorités gouvernementales ne peuvent à elles seules tout faire. Le gouvernement en place a déployé beaucoup d’énergie et de moyens pour sortir les femmes de la pauvreté. Et pourtant, il reste à faire. Tout citoyen épris d’esprit patriotique doit accompagner l’État dans ses nobles actions. Et c’est ce que nous faisons. C’est au sein de notre ONG que nous cotisons pour mener nos actions ».

Il est à souligner que Grâce Eternelle intervient dans les départements de l’Ouémé, du Littoral, de l’Atlantique et du Mono. Elle s’attelle à étendre progressivement ses actions dans les autres départements du pays. « Car les résultats que nous avons obtenus à travers l’amélioration des conditions de vie de nos femmes sont satisfaisants. Ce qui nous encourage à redoubler plus d’ardeur », a expliqué la Présidente de l’ONG Grâce Eternelle.



